dimanche 9 octobre 2011
Mieux que rien... :)
L'IRM de vendredi a révélé que la masse est passée de 27 mm à 21 mm. On continue d'espérer qu'elle se résorbera d'elle-même...
lundi 19 septembre 2011
L'épée de Damoclès...
Pour le moment, Cédric est sous surveillance. Il aura une nouvelle IRM en octobre pour voir si le saignement s'est résorbé ou s'il continue. En attendant, les effets secondaires nous gardent en alerte, puisqu'il faut prévenir J. dès que l'un d'eux s'intensifie ou fait son apparition. Au menu: migraine, étourdissement (vertige), crise d'épilepsie, vomissement, engourdissement, hallucinations visuelles ou auditives, troubles de mémoire, confusion, perte de connaissance, tremblements et tutti quanti... Comme c'est le cerveau qui est en cause, les symptômes possibles sont aussi variés que désagréables...
Rassurez-vous, il va quand même très bien compte tenu des circonstances. Les vertiges se sont invités à la fin de la semaine dernière, mais, en contrepartie, il a peu mal à la tête depuis la fin août, ce qui est vraiment une victoire... :)
dimanche 11 septembre 2011
Parce que c'est comme ça...
Il semble bien que mon fils ne soit pas de ceux qui ont droit à une vie paisible. Soupir à fendre l'âme. L'IRM de vendredi a révélé une lésion semblable à celle détectée l'an dernier. Pour l'instant, je n'en sais pas plus alors nous n'avons même pas prévenu Cédric. Il n'a pas besoin que nous le stressions alors que nous ne savons presque rien. Je ne pourrais même pas répondre à ses questions...
L'automne s'annonce long... et émotif...
L'automne s'annonce long... et émotif...
jeudi 18 août 2011
Ouin...
Je relis mon billet d'hier pis je me trouve vraiment plate de donner des nouvelles juste quand ça va mal alors j'ai décidé d'y aller d'un miracle pour faire changement! Et puis peut-être que ça aidera quelqu'un quelque part...
Je vous entend d'ici prétexter que les miracles n'existent pas... Et bien moi, je vous affirme que si. Il s'est amorcé au début de mai et a atteint son apogée quelque part en juillet. Si j'hésitais encore à le crier sur tout les toits (façon de parler), c'est parce que je me méfiais. Quand on attend quelque chose depuis 6 ou 7 ans, qu'on l'a ardemment souhaité pis qu'on n'y croyait presque plus, quand on l'obtient enfin, on a logiquement un peu peur que¸le bonheur ne dure pas...
Céd souffrait d'énurésie quotidienne et c'était devenu franchement problématique, alors on a essayé ceci et je n'en reviens toujours pas des résultats... Ni plus ni moins qu'un miracle... :)))
Je vous entend d'ici prétexter que les miracles n'existent pas... Et bien moi, je vous affirme que si. Il s'est amorcé au début de mai et a atteint son apogée quelque part en juillet. Si j'hésitais encore à le crier sur tout les toits (façon de parler), c'est parce que je me méfiais. Quand on attend quelque chose depuis 6 ou 7 ans, qu'on l'a ardemment souhaité pis qu'on n'y croyait presque plus, quand on l'obtient enfin, on a logiquement un peu peur que¸le bonheur ne dure pas...
Céd souffrait d'énurésie quotidienne et c'était devenu franchement problématique, alors on a essayé ceci et je n'en reviens toujours pas des résultats... Ni plus ni moins qu'un miracle... :)))
mercredi 17 août 2011
Et si...
Mercredi soir. Souper bénéfice du tournoi de Golf au profit de Leucan Estrie. Nous y allons chaque année depuis 8 ans. Au milieu du repas, ma fille décide d'aller dire bonjour à J., l'oncologue de Céd, qu'elle n'a pas vu depuis un moment. Je la laisse y aller seule. À 12 ans, on n'a pas toujours envie que maman nous suive... ;) 5 minutes plus tard, J. se déplace à notre table pour nous saluer. Traditionnel «Bonjour» »Comment ça va?» et le reste. Jusque là, ça va. J'évite volontairement de parler de Céd, qui joue un peu plus loin. Une enfant de Leucan assise tout près fait diversion avant que J. ne pense à poser la moindre question. Tant mieux. La conversation dévie finalement sur la rentrée scolaire alors que ma fille et celle de J. iront à la même école. Soupir soulagé. J. est appelée ailleurs et je reprends le dialogue avec ma voisine de table. Il s'écoule 10 minutes. J'en oublie l'oncologue...
Tape sur l'épaule de chéri.
-Oui.
- J. veut voir Céd à l'hôpital.
Soupir.
Soupir.
-Qu'est-ce que tu lui as dit?????????????????? (timbre de voix que j'essaie de contrôler)
-Ben, elle m'a demandé quand elle devait voir Céd. J'ai répondu que c'était toi qui le savais, mais j'ai ajouté que tu irais peut-être avant parce que Céd se plaignait de maux de tête violents pis qu'il avait vomi à quelques reprises.... Elle a répondu «Amène-le-moi au 7e.» Re-soupir. Déglutition. Noeud dans l'estomac. Crispation des mâchoires. J'ai fermé les yeux. Une fraction de seconde, mon univers a basculé. Encore. Je les ai rouvert en inspirant profondément.
-Je vais y aller mardi... Avant que l'école commence...
Coup d'oeil à chéri qui a hoché la tête. On s'est parfaitement compris.
Je vis avec la peur depuis tellement longtemps que je ne me rappelle plus ce que c'est que de vivre sans... Toutefois, j'arrive assez bien à la museler durant de longue période, histoire de vivre normalement (Ben oui, la tête de cochon que je suis arrive encore à s'imaginer que sa famille pourrait vivre normalement... ;) ) Mais bon, elle n'aime pas beaucoup que je l'oblige à se taire et attend juste le bon moment pour ressurgir. Contrairement aux individus, la peur, elle, ne prend pas de vacances. Alors elle ne trouve parfois rien de mieux pour passer le temps que de gâcher -en partie- celles des autres. C'est ce qu'elle a fait cette année.
Céd a de violents maux de tête depuis quelques semaines. À en pleurer. Comme mon fils vit avec les céphalées depuis plus de 9 ans, quand il en pleure, c'est parce que ça atteint un niveau où vous et moi nous frapperions la tête sur les murs... Jusque là, c'est quand même normal; il a des épisodes comme ça quelques fois par année. On a appris à vivre avec sans s'énerver. On augmente la dose d'acétaminophène et on croise les doigts pour que ça passe vite. Mais voilà qu'en plus, à quelques reprises, Céd a vomi sans qu'on s'y attende vraiment. En bonne mère qui en a vu d'autres et qui refuse de paniquer, j'ai trouvé des raisons logiques à l'incident chaque fois. Y compris cet après-midi. Parce que je sais que les vomissements sporadiques et imprévisibles sont un symptôme de tumeur cérébrale et que si je ne trouve pas de raisons, c'est peut-être parce que... Je n'ai pas envie de finir la dernière phrase. Vraiment pas envie...
Je m'étais dit, lundi dernier, que je me donnais jusqu'à lundi prochain pour voir comment ça irait. Si je ne voyais pas d'amélioration, j'appelerais pour avoir un rendez-vous mardi. Finalement, je vais téléphoner demain...
mardi 21 juin 2011
Mea culpa
Dans l'effervescence de la fin d'année scolaire et mon tome 5 qui n'en finit plus de gruger du temps que je n'ai pas, j'ai complètement oublié de vous dire que l'IRM de Cédric ne montrait rien d'alarmant. Encore mieux, une lésion apparente sur les images de novembre a rétréci, dieu sait pourquoi! On ne s'en plaindra cependant pas ;) À mon corps défendant, il faut dire que je n'ai eu les résultats officiels que jeudi dernier lors d'une visite à l'oncologue. Cette dernière en a profité pour demander une série d'examens du coeur et des poumons, un test d'audition et une nouvelle évaluation en neuro-psycho. Il semble que nous aurons un été chargé...
mercredi 18 mai 2011
Petite victoire
Nous n'avons pas encore eu les résultats des examens de la semaine dernière, mais je viens de me rendre compte que je ne vous avais pas fait part de notre petite victoire de vendredi ; Céd a passé son IRM de plus de trente minutes sans sédation. Ce qui veut dire qu'il n'a pas bouger d'un poil pendant l'examen bien qu'il soit encarcané et que la machine produise un boucan infernal et ce, en dépit des coquilles sur les oreilles! Inutile de vous mentionner que j'étais pas mal fière de lui :D Cet exploit lui a valu de quitter l'hôpital sur ses deux jambes au lieu d'être assis dans un chaise roulante, les yeux hagards. Il a pu jouer immédiatement après alors qu'à l'habitude, il voit double jusqu'au lendemain et doit composer avec des symptômes ataxiques décuplés pour 24 à 48 heures...
Un jour à la fois ;)
mardi 10 mai 2011
La mort n'a pas d'âge
Céd est revenu de l'école sous le choc; un ami de sa classe est décédé hier. Problème de santé. Mon coeur a sauté un battement. J'ai aussitôt pensé aux parents, à la fratrie, à la famille, aux amis; à tous ceux qui restent et doivent apprendre à vivre sans. Des dizaines d'images se sont imposées à mon esprit, toutes empreintes de tristesse et d'incompréhension. Je n'ai pas atteint la mi-trentaine que j'ai déjà assisté à plus de funérailles d'enfants que la majorité n'en verront jamais. On ne s'habitue pas à des drames comme ceux-là. On se pose chaque fois les mêmes questions, qui demeurent évidemment sans réponse. La vie est injuste et ça m'enrage de ne rien pouvoir faire pour que ça change...
J'ai dû expliquer la mort très tôt à mes enfants, cancer oblige. Aujourd'hui fait partie des rares moments où je remercie la vie de m'y avoir contrainte; ce fut plus facile pour Céd, à l'école comme à la maison, de comprendre ce qui se passait . Pour une fois que son vécu lui rend service...
En octobre dernier, lors de la rechute présumée de Céd, je suis allée dans sa classe pour discuter avec les enfants des conséquences possibles de la maladie sur la vie de mon fils. Un élève avait levé la main pour demander si Céd pouvait mourir. Je me souviens d'avoir répondu par l'affirmative tout en dédramatisant la situation. C'était quand même une classe de 3e et non des ados; ils n'avaient pas besoin que je les terrorise avec la réalité. Six mois plus tard, la réalité les a rattrapés. Triste...
Inutile de vous dire que la nouvelle a réveillé, l'espace d'un interminable moment, ma propre peur de voir mon fils partir. Je l'ai renvoyée illico regagner le coin de mémoire d'où elle avait émergée en traître. Je n'ai pas besoin qu'elle me pourrisse la vie...
Je suis pas mal moins croyante que je l'ai déjà été, mais dans ces moments-là, je ne peux m'empêcher de me tourner vers ceux qui m'étaient chers et qui ont déjà quitté mon univers; où qu'ils soient, j'espère qu'ils veillent sur Céd... On se réconforte comme on peut...
mercredi 9 mars 2011
Le poids des responsabilités....
Si celui-ci pouvait être apparent, j'aurais, par les temps qui courent, l'air d'avoir 95 ans...
Une amie me faisait remarquer, dernièrement, que l'on ne peut pas tout avoir dans la vie. On parlait alors de sa propre situation et c'était sa façon à elle de dédramatiser même si ce dont on discutait était très sérieux. Elle a relevé la tête et continué sa route. Je l'admire.
Pour ma part, j'ai toujours tenté de voir la vie de cette façon, mais j'avoue qu'il y a des jours où c'est plus difficile. Céd a de nouveaux problèmes de santé dont je n'ai pas envie de m'ouvrir ici, mais qui me mine et m'empêche de me concentrer comme je le voudrais. Et comme si ce n'était pas assez, sa soeur a aujourd'hui son lot de problèmes physiques sérieux découlant probablement du stress qu'elle a vécu depuis son jeune âge... Je n'ai jamais regretté d'avoir eu des enfants, - je les adore - mais j'aimerais bien que la vie leur foute la paix un peu... Ça me permettrait de respirer...
Une amie me faisait remarquer, dernièrement, que l'on ne peut pas tout avoir dans la vie. On parlait alors de sa propre situation et c'était sa façon à elle de dédramatiser même si ce dont on discutait était très sérieux. Elle a relevé la tête et continué sa route. Je l'admire.
Pour ma part, j'ai toujours tenté de voir la vie de cette façon, mais j'avoue qu'il y a des jours où c'est plus difficile. Céd a de nouveaux problèmes de santé dont je n'ai pas envie de m'ouvrir ici, mais qui me mine et m'empêche de me concentrer comme je le voudrais. Et comme si ce n'était pas assez, sa soeur a aujourd'hui son lot de problèmes physiques sérieux découlant probablement du stress qu'elle a vécu depuis son jeune âge... Je n'ai jamais regretté d'avoir eu des enfants, - je les adore - mais j'aimerais bien que la vie leur foute la paix un peu... Ça me permettrait de respirer...
jeudi 23 décembre 2010
Un Noël en famille...
... sans les spectres de la maladie et de la mort, ça n'a pas de prix. Parce que je sais combien le contraire est douloureux; j'ai des tas de souvenirs qui me le rappellent sans cesse. Nous ne serons jamais totalement délivré de la menace, mais elle a retrouvé un niveau acceptable à mes yeux...
À tous ceux qui nous ont accompagnés dans la tourmente cet automne, votre présence virtuelle a été d'un incroyable réconfort. Je ne vous en remercierai jamais assez. Je vous souhaite des Fêtes hors de l'ordinaire, mais surtout la santé pour l'année qui s'en vient. Pour vous et pour tous ceux qui vous sont chers.
Je vous embrasse... xxx
mercredi 24 novembre 2010
Chanceux...
... c'est ce que nous sommes, ma famille et moi. Parce que mon fils est toujours en vie. Je viens d'apprendre le départ de V., 19 ans. Après trois ans de combat acharné. Où qu'elle soit désormais, je salue son courage et celui de sa famille. Et je prie pour que ça s'arrête un jour...
vendredi 5 novembre 2010
Cavernome
C'est le nom de ce que Céd avait. Un cavernome cérébral radio-induit. Si la majorité des gens peuvent vivre indéfiniment avec un cavernome sans jamais avoir d'effets secondaires, ce n'était pas le cas de mon fils. Le cavernome de Céd saignait de plus en plus souvent et risquait de se transformer en hémorragie à long terme. Il risquait aussi de faire des crises d'épilespie; il prend d'ailleurs des antiépileptiques pour une courte période en surplus des 8 autres médicaments pour la douleur, l'oedème, les troubles digestifs liés à la prise de médicaments etc. Il récupère étonnament bien d'ailleurs de sa chirurgie, profite de son sursis d'école et de devoirs, utilise à outrance son charme et sa situation pour soutirer aux pauvres visiteurs moults privilèges et négocie chaque fois que sa mère lui rappelle qu'il devra bientôt commencer son rattrapage scolaire (je laisse d'ailleurs la grosse enveloppe jaune avec les travaux dans son champ de vision!).
Notre bonheur de lundi soir est un peu plus mitigé depuis mercredi alors que nous apprenions que Cédric avait un second cavernome. Celui-ci est encore minuscule, mais il risque de faire comme le précédent et se développer. Les IRM que nous faisions déjà à quelques reprises durant l'année serviront maintenant aussi à surveiller ce problème. En espérant que l'on ne doive pas le réopérer dans un avenir rapproché... Mais bon, en acceptant de lui sauver la vie avec la radiothérapie, nous étions conscients des trop nombreux effets secondaires possibles à long terme de ce traitement. On ne peut pas tout avoir...
mercredi 3 novembre 2010
De retour...
... à la maison depuis peu. Épuisés et heureux. Plus de nouvelles demain. Là, tout le monde va se coucher :)
(Arrivée importune de Cédric ici et discussion... )
(Arrivée importune de Cédric ici et discussion... )
Finalement, je vais me coucher si j'arrive à le négocier avec mon fils qui s'est ennuyé de sa Wii et qui souhaite que l'on joue à Harry Potter Lego même si on peine à garder les yeux ouverts... Je me dirige donc de ce pas vers le divan en espérant ne pas m'y effondrer. Quelqu'un a envie de jouer à ma place ? ;)
mardi 2 novembre 2010
Milles excuses pour le retard... et l'inquiétude causée dans le dernier mois...
Mais je n'arrivais pas à avoir un ordi à l'hôpital et mon fils avait besoin de mon portable pour écouter des films... Comme on ne lui refuse pas grand chose ;) Et là, ce sont les prises de courant de l'hôtel qui font des leurs alors que ma batterie est presque à plat... Pffffffffffffffft! Désolée, j'ai peu de patience en ce moment. J'ai dormi un gros 5 heures depuis 40 heures et ça commence à paraître sérieusement dans mon comportement...
Ceci dit, la BONNE nouvelle maintenant: FAUSSE ALERTE et je n'ai jamais été aussi contente de toute ma vie que des spécialistes se soient «trompés»! Même si ça nous a fait passer 6 semaines d'enfer à se demander ce qui nous attendait exactement, à anticiper l'avenir et s'imaginer des tas de trucs étranges parce que l'imagination, laissez-moi vous dire qu'elle fonctionne à plein régime dans des cas comme ça, surtout la mienne qui a de longues années de pratique ;)
Cédric est sorti de la salle d'op à 16h30 hier et a été transféré aux soins intensifs. Pendant que les infirmières l'installaient, le neuro et son résident sont venus nous expliquer ce qu'il en était. L'opération a été moins longue que prévue parce que mon fils avait une «simple» malformation cérébro-vasculaire. Ben oui, à mes yeux de mère qui s'attendait à bien pire, c'est simple une malformation de ce genre. Et surtout, ça implique un avenir beaucoup moins sombre pour Céd. Ils ont totalement enlevé la masse de sang coagulé et mis un terme à la possibilité d'hémorragie avec succès, mais Céd devra être suivi de près puisque c'est une conséquence directe de la radiothérapie intensive et qu'il risque d'avoir d'autres épisodes comme celui-là. Inutile de vous dire que nous avions l'air de des parents totalement inconscients - pour des gens non au fait de notre histoire - quand nous sommes finalement apparus au chevet de mon fils, le sourire fendu jusqu'aux oreilles alors qu'il arrivait d'une opération au cerveau. Nous le savions tiré d'affaire et les nouvelles étaient bonnes, nous n'allions quand même pas avoir des visages de carême. Nous comprenions le sérieux de la situation, mais le bonheur de la bonne nouvelle l'emportait... :)
Pourquoi nous avoir dit que c'était une tumeur alors vous demandez-vous? Parce que, quand mon fils passe une IRM, ils font des images de la tête et de la colonne, puis ils injectent un produit de constraste (le Gadalinium) pour faire «briller» les tumeurs et ils recommencent le processus. Hors, la masse sanguine de Cédric s'est «allumé» au contact du produit, allez savoir pourquoi, alors que les tumeurs bénignes et autres problèmes ne réagissent pas ou à peine à ce produit. Les spécialistes ont donc cru que le cancer était de retour, surtout que l'état de Cédric était stable et non en rémission selon le jargon médical. Je ne peux pas leur en vouloir. Vraiment pas. Mais je suis soulagée...
La nuit dernière a été longue à bien des points de vus parce que le trésor que j'ai mis au monde en avait franchement plein le ... de son opération, de l'hôpital et de tout ce qui vient avec. Il a grogné, chialé pour tout et rien, pleuré des vrais larmes et des larmes de crocodiles, refusé de dormir plus d'une douzaine de minutes en ligne malgré les doses de cheval de narcotiques qu'il recevait en continu, voulait manger alors que l'intensiviste ne lui proposait que jello et compote et que lui voulait des saucisses ou des croquettes, voulait qu'on le débarrasse de sa sonde urinaire parce qu'il ne voulait plus avoir le pénis collé à la cuisse et me répétait ad nauséam qu'il allait se pisser dessus alors que c'était impossible et qu'il refusait de le comprendre, voulait mettre des bobettes parce que «c'est pas normal d'être tout nu dans un lit!» -on s'en reparlera de ça dans 7-8 ans fiston! -, argumenté sur son hypothétique retour à l'école à 3h 30 du matin (mon fils n'aime pas l'école et voulait s'assurer qu'il n'y retournerait pas tout de suite!), voulait dessiner sans qu'on ouvre une lumière, a réclamé son père aux demi-heures parce qu'il n'aimait plus sa mère qui lui disait que c'était la nuit et qu'il fallait malheureusement dormir, fait une crise parce que les intraveineuses retenues à ses mains par des planchettes l'empêchaient de jouer aux jeux vidéos, s'est fâché parce que les machines sonnaient à tout moment et l'empêchaient supposément de dormir (alors qu'il ne voulait même pas fermer les yeux!!!!!!!!!!!!!!!), trouvait tout les films disponibles plates et voulait que j'aille chercher les siens à l'hôtel à minuit et demi, etc. Bref, quand mon chum est apparu, à 4h45, avec son café et prétextant ne plus pouvoir dormir, je lui ai cédé la place avec bonheur et me suis éclipsé sur un divan de salle d'attente pour voler un deux heures de sommeil... C'était ça ou je risquais de commettre un infanticide... ;)
Ça a été beaucoup mieux aujourd'hui. Il a quitté les soins et est en chambre privé. Je vous en reparle plus en détails dès que j'ai dormi un peu parce que là, le clavier danse sous mes yeux et je risque de m'endormir sur mon portable...
lundi 1 novembre 2010
Lundi 9h30
Cédric vient d'entrer en salle d'opération. Le neuro nous a dit que l'IRM de vendredi était très semblable au précédent. C'est un peu étrange considérant qu'un mois s'est écoulé depuis celui de septembre. Il semble y avoir un début d'hémorragie au sein de la tumeur... Peut-être seront nous chanceux finalement puisque tout ce qu'ils voient jusqu'a maintenant n'a rien de commun avec ce qui doit être. On croise les doigts dans l'espoir que ce soit mieux et non pire... Plus de nouvelle dès que j'en ai.
P.S. Si quelqu'un est capable de transmettre ce billet sur FAcebook je lui en serait reconnaissante puisque l'ordi de l'hôpital m'y refuse l'accès... C'est dangereux Facebook ;)
P.S. Si quelqu'un est capable de transmettre ce billet sur FAcebook je lui en serait reconnaissante puisque l'ordi de l'hôpital m'y refuse l'accès... C'est dangereux Facebook ;)
dimanche 31 octobre 2010
Mise à jour....
... en vitesse avant de quitter pour Montréal dans quelques minutes. Nous y sommes allés vendredi pour des prises de sang, des signatures de papiers importants et une IRM. Pour la première, bien que Cédric ait développé une aversion légitime pour les aiguilles, ça a relativement bien été.
Pour la deuxième, je ne sais pas trop comment expliquer ça, mais on ne s'habitue pas vraiment à signer des documents qui autorise un tier à ouvrir le crâne de son fils même si c'est pour lui sauver la vie. J'en ai bien signé une centaine de feuilles comme ça depuis huit, sinon plus, et j'ai chaque fois une pointe de malaise associée à une certaine forme de résignation. Je me demande souvent si je ne regretterai pas la dernière fois j'ai apposé mon nom au bas d'un document parce qu'après tout, ça veut dire que j'acquiesce et donc accepte tout les risques qu'implique chaque signature. Cette fois-ci, l'opération peut le contraindre, ultimement à un état neuro-végétatif, il peut avoir des pertes de mémoires, des problèmes de motricité, des complications avec l'anesthésie, etc. etc. etc. La liste peut presque s'étirer à l'infini. Bien sur, ce n'est que trois cas sur cent, mais quand ton fils vit depuis 6 ans sur un gros 5% de probabilité, tu es bien placée pour savoir que 3%, c'est aussi possible que 5%!!!!! Disons que j'aime mieux une signature pour des tubes dans les oreille ou une IRM.
Pour la troisième, j'avais une irrésistible envie de mordre quand on nous a annoncé que le neuro voulait une IRM partielle. Il ne nous avait pas prévenus et, d'habitude, Cédric a besoin d'une sédation pour ça puisqu'il faut demeurer immobile pour une longue période. Il était déjà 11h30 vendredi, Cédric n'était pas à jeun, il prévoyait faire l'IRM quelque part dans l'après-midi parce qu'il n'y avait même pas de place de réservé, bref, j'anticipais ne pas pouvoir quitter l'hôpital avant tard dans la soirée. Nous avions déjà essayé de faire l'examen sans sédation par le passé, mais ça n'avait vraiment pas bien été. Sauf que là, nous n'avions pas vraiment le choix de tenter le coup si nous voulions pouvoir quitter à une heure raisonnable. Il nous a fallu, à mon chum et moi, un bon vingt minutes d'argumentations intensives avec mon fils pour le convaincre d'essayer à nouveau la machine qui fait du bruit, dans la salle où il fait froid, et enfermé dans une espèce de carcan. Il ne cessait de nous répéter qu'il ne serait pas capable, aurait peur, n'aimait pas ça. Pfffffffffff! Finalement, c'est la promesse d'un jeu Wii de son choix qui a fait pencher la balance. Eh bien, j'en croyais pas mes oreilles quand il est revenu tout fier et qu'il m'a dit que ça avait super bien été, qu'il n'avait pas bougé, bref qu'il avait fait ça comme un champion. Inutile de vous dire que j'ai trouvé un magasin sur le chemin du retour pour lui acheter son fameux jeu.... ;)
Sur ce, je dois vous quitter, mais je promets de trouver une connexion internet à Montréal pour vous donner des nouvelles et répondre aux commentaires de mon autre blog :)
jeudi 28 octobre 2010
Journée pré-opération
Demain, nous devons être au Children's à 11h pour des tests et analyses pré-opératoire. Je dois également rencontrer la travailleuse sociale pour l'hébergement de mon chum et moi. Comme il ne peut y avoir qu'un parent à la fois la nuit, faut bien que l'autre reste quelque part en attendant ;) Je devrais aussi avoir une place de stationnement à moindre coût, ce qui ne sera pas un luxe. Ensuite, retour à la maison jusqu'à dimanche après-midi. Nous avons décidé de coucher à Montréal dimanche soir, question de ne pas être pris dans le traffic lundi matin puisque l'opération est prévue pour 7h.
mardi 26 octobre 2010
En faisant du ménage...
... dans mes courriels, je suis tombé sur cette création de Pfizer, reçue il y a quelques années déjà. La campagne de financement n'existe plus, mais le message qu'elle véhicule est toujours d'actualité...
Merci à tous d'être derrière nous. Vous ne pouvez imaginer à quel point c'est précieux...
Merci à tous d'être derrière nous. Vous ne pouvez imaginer à quel point c'est précieux...
mercredi 20 octobre 2010
La patience est une vertue...
... que je ne possède pas, surtout en ce moment. Pourtant, je n'ai pas le choix de l'exercer. Dans la seule journée d'hier, le Children's a remis l'opération de Céd au 10 novembre pour finalement la ramener au 1er novembre une heure plus tard. Pfffffff! Difficile de planifier quoi ce soit dans ce temps-là; on n'est jamais sûrs de rien...
vendredi 15 octobre 2010
Opération prévue
Cèd se fera opérer le 27 octobre prochain au Children's. Une opération de 8 à 10 heures pour lui enlever une massse de 1.3 cm. Ils ouvriront au-dessus de l'oreille gauche. Il y a peu de risques comparativement à ce à quoi on s'attendait, soit une possibilité d 'ennuis concernant la mémoire à court terme et quelques difficultés du fait qu'il soit droitier et que l'on opère du côté gauche... Nous avons donné notre accord et je suis dans les préparatifs pour les 5 à 10 jours que nous passerons là-bas.
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